sábado, 26 de dezembro de 2009

Nouvelles d’Harare

Comme tout homme superstitieux, je n’ai pas voulu annoncer officiellement mon départ lunaire à Harare, où je participe du 15 au 18 décembre 2008 à un Workshop sur le Développement des normes TIC pour renforcer l’enseignement en Afrique (phase II : for SADC Countries), organisé par l'UNESCO, par le biais de son Institut International pour le Renforcement des Capacités de l'Afrique (IICBA). Sans visa, ni passeport de service (…). Je me suis aventuré pour assurer la participation de l’Angola (Avec la désignation et l’autorisation formelle du Vice Ministre pour la Reforme Educative et les encouragements du DG du l’INFQ/MDE).

Image principale de la salla « Lipo » lors de la présentation du contexte angolais avec le soutien technique de M. Abdoulaye BARRY, formateur de l’IICBA-UNESCO/Bureau d’Addis-Abeba

Mais au delà de la participation de l’Angola et en tant que Secrétaire Exécutif du BELFA/INFQ/MED, c’est avant tout profiter de cette occasion pour voir ce que se fait dans la région de la SADC, relancer les contactes de haut niveau avec l’Unesco et accéder à l’information qui traite des programme d’application des TICE de l’UNESCO pour l’Afrique.

Comme première information clé, l, IICBA considère le développement des TICs et l’Enseignement à Distance dans les institutions de formation pédagogique comme ses priorités stratégiques principales pendant les quatre prochaines années. l’arrivée des TICs et le développement d'une société basée sur la connaissance, l’IICBA croit fermement que le rôle de l’enseignant doit être redéfini. À cet effet, l’IICBA regarde au delà des programmes de développement professionnel de l’enseignant qui mettent simplement l’accent sur la formation des enseignants dans le maniement des ordinateurs et les théories intrinsèques sur les TIC, mais prévoit de travailler activement pour permettre aux enseignants africains de maîtriser les TIC en tant qu' outil efficace pour améliorer l'enseignement et l’apprentissage et pour intégrer réellement leurs qualifications dans leur pratique quotidienne de la classe.

Sans une présentation schématisée sur power-point, comme l’on fait représentants des autres pays, mon intervention d’aujourd’hui se limitait à une présentation verbal du contexte angolais, basé sur les actions développées par le BELFA, en partenariat avec l’Unesco (E-campus Angola, 2006 et 2007/2008) et celles qu’ont développe dans le cadre du fort appui du SCAC (BELFA/INFQ/MED et Projet ADELFA). Mais le point le plus fort de cette intervention a été la présentation de notre « Référentiel de Compétences Tice - Intégration des Technologies dans la Pratique Enseignante ». Et pour en finir avec tout le scepticisme qui existe sur la faisabilité et viabilité de la FAD en Afrique, j’ai terminé ma présentation en citant deux exemples :

De ma mère qui peut être considérée analphabète, parce qu’elle n’a pas passé à l’école et a appris à lire et à écrire à la maison, et qu’aujourd’hui elle adhère aux nouvelles technologies, en manipulant toute seule son téléphone portable sans aucune limitation, etc.

Et Celui de ma belle-mère, la maman de Luvemba qui n’ayant aucune initiation sur l’informatique et l’Internet, Luvemba l’a mis devant un ordinateur et après trois séances de formation (découverte du clavier, ouverture et fermeture de l’un programme, entrée sur une page Web - écrire et envoyer un mail, etc.) elle a changé les communications téléphonique avec sa fille qui étudie au brésil par des contacts mails réguliers pour la grand surprise pour de le monde à la maison.

Les applaudissements et l’approbation des collègues se sont fait entendre dans toute la salle, à ma grande surprise, car j’y m’attendais pas !!!

Image de ce portable, stylo et Book-note – symbole de la cohabitation et du besoin de l’enseignant africain de maîtriser les TIC en tant qu’outil efficace pour améliorer l'enseignement et l’apprentissage.

Conclusion : Nous sommes dans la bonne voie et ce référentiel doit être présenté aux décideurs angolais avec toute objectivité possible et servir d’argument pour le replacement du Projet sorti de l’action E-Campus, dans lequel on estimait que le financement devrait être partagé entre la partie angolaise (SEES et MED) et la partie internationale (Unesco et SCAC). Tous les pays africains ont les mêmes limitations liés à leurs contextes et l’un des objectif de l’IICBA c’est aussi créer un « ICT-enhanced Teacher Standars for Africa ». Après avoir produit un « standard » pour les autres régions d’Afrique, les organisateurs veulent produire un pour l’Afrique Australe.

Par Fernando SANTANASecrétaire Exécutif du BELFA/INFQ/M

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